TENDUA - Association pour la sauvegarde de la biodiversité

Newsletter N°12

Chers Adhérents et Amis, 15/11/2014

Comme ces merveilleuses cellules du corps humain dont la principale caractéristique est sans doute l’intelligence à laquelle la physique - même quantique - n’a pas encore accès, la planète a ses raisons que la raison humaine ne connaît pas.
Nous ne connaissons pas encore l’intimité de la cellule ; pourtant nous nous interrogeons sur ses cycles et ce qui génère ses changements.
De façon similaire, nous sommes toujours surpris par la vie de notre planète et les rythmes qui lui sont propres (« comment, la Terre n’est pas exclusivement au service de l’humain ? »). Ces rythmes ne correspondent pas à ceux des hommes, et pour cause, à notre échelle, ce sont de véritables cataclysmes.
Celui sur lequel nous avons décidé de nous pencher cette fois est l’inversion des pôles et l’une de ses conséquences : la disparition programmée du champ magnétique terrestre.
En attendant cette inversion, notre planète est vivante. Preuve en est, au Japon, une nouvelle île vient de surgir de l’océan et en Tunisie, un étrange lac a fait son apparition. Côté disparition, c’est celle de la mer d’Aral qui nous préoccupe. Quant aux océans, ils sont vidés de leurs poissons ...
Côté consommation, le marketing invente un label bio pour l’huile de palme sans considération pour les forêts et les écosystèmes détruits.
Nous vous proposons une remise des pendules à l’heure pour rappeler à quel moment Homo sapiens est arrivé ... et tout ce qu’il a (dé)fait depuis.
Enfin notre agenda - TENDUA rejoint le collectif CAP LOUP - et pour notre carnet rose, un bébé poisson-coffre jaune qui ressemble à un dé à jouer....
Pour en savoir plus, ...

Bonne Lecture !

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DOSSIERS

PLANETE VIVANTE : vers une inversion des pôles ?

Source : AFP, internet

Notre bonne planète Terre génère au plus profond de ses entrailles un champ magnétique. Ce champ magnétique fait office de bouclier invisible sans lequel la vie n’aurait probablement jamais pu apparaître sur Terre. Sa « voisine » Mars possédait aussi autrefois son propre champ magnétique, mais il a disparu pour des raisons encore inconnues. Laissée à la merci des vents de l’espace, Mars nous est inhospitalière, et, apparemment, sans vie. Or, il semble que le champ magnétique de la Terre soit lui aussi en train de perdre de sa puissance, et ce, à très grande vitesse.

Qu’est-ce que le champ magnétique terrestre ?

Champ magnétique terrestre
Champ magnétique terrestre
© internet

La Terre possède un champ magnétique qui est dû aux déplacements de matière dans son noyau externe. Ce noyau est, semble-t-il, composé de fer et de nickel à l’état plus ou moins liquide et animé de mouvements rotatifs permanents, autour d’un noyau interne solide. L’énergie de ces mouvements rotatifs est convertie en énergie électro-magnétique : c’est le principe d’une gigantesque dynamo.
Ce champ magnétique dévie les vents solaires en les empêchant d’atteindre notre planète. Ces vents solaires sont des flux de particules ionisantes ou rayons cosmiques ; certains sont très dangereux étant donné leur radioactivité.
Donc ce champ magnétique est très utile, on peut même dire qu’il a été essentiel à l’apparition de la vie sur Terre.

Pourquoi ces inversements de pôles ?

Ce champs magnétique est vivant : il varie, il fluctue et il s’inverse. Les phénomènes d’inversion sont vraisemblablement liés au ralentissement des mouvements du noyau terrestre, ou à leurs changements de direction.
Des géophysiciens ont prouvé, notamment par des carottages en montagne, que notre planète a connu plusieurs épisodes d’inversion des pôles magnétiques.
Grâce à l’étude des roches volcaniques, les scientifiques peuvent retracer l’histoire du champ magnétique (paléomagnétisme). En effet, les cristaux de lave s’orientent en fonction du champ en place et, en se refroidissant, ils conservent la trace de leur alignement.

En 2001, on a découvert, au cours d’une expédition polaire internationale, qu’en 7 ans, le pôle magnétique Nord de la Terre s’était déplacé d’environ 300 km. Sa vitesse de déplacement du plateau continental arctique canadien en direction de la Russie, plus précisément vers l’archipel Severnaïa Zemlia, est d’environ 40 km par an. D’après les prévisions des scientifiques, le Nord pourrait se retrouver, à un moment donné, dans l’Atlantique Sud. En témoigne l’anomalie considérable observée dans cette région, où l’intensité du champ magnétique ne constitue que 60% de sa norme.


Fin juin 2014, l’Agence spatiale européenne (ESA) présentait les premiers résultats de sa mission Swarm, une constellation de trois petits satellites lancés en novembre 2013, qui étudie en détail le champ magnétique terrestre. Les mesures effectuées par les satellites montraient que ledit champ magnétique, était en train de s’affaiblir rapidement, perdant 5 % de son intensité en une décennie, soit une baisse dix fois plus rapide que ce qui était envisagé auparavant.
Cela a ravivé la théorie selon laquelle cette faiblesse pourrait être le prélude à une inversion des pôles.


Modélisation d
Modélisation d’une inversion des pôles
© internet

Ainsi, les géologues ont estimé que la dernière inversion se serait produite il y a 780 000 ans environ. Actuellement, personne ne peut dire si la tendance à la baisse observée va se poursuivre. Mais le champ magnétique s’est déjà trouvé plus faible par le passé, avant de rebondir et de retrouver un niveau normal.

Que se passera-t-il quand le champ magnétique disparaitra ?

En mars 1989 au Québec, une importante éruption solaire - dont certaines particules ont pu se glisser dans les défauts de notre bouclier terrestre - a provoqué une tempête géomagnétique provoquant un effondrement du réseau électrique et une coupure durable de grande ampleur. Notre civilisation reposant sur l’électricité, on imagine mal ce qui se passera à l’échelle du monde entier quand la magnétosphère s’affaiblira à l’occasion d’une inversion des pôles magnétiques...

Le problème de l’inversion complète est que l’on ne sait pas quand elle surviendra, combien de temps cela prendra et quelles seront toutes les conséquences de l’inversion.
En revanche, on sait qu’à ce moment-là, la Terre ne sera plus protégée par son bouclier magnétique. La couche d’ozone, déjà bien abîmée par nos activités, sera perturbée, ce qui créera d’énormes trous dans l’atmosphère à certains endroits du globe. Ces « trous » instables se déplaceront d’un endroit à un autre.

Le champ magnétique de la Terre s’amenuisera puis disparaîtra le temps de l’inversion, peut-être durant quelques jours, quelques semaines ou années, pour se rétablir ensuite, mais inversé.


Ceintures de van Allen
Ceintures de van Allen
© LP Infographie

L’absence de champ magnétique pendant le temps que durera le processus de débalancement, laissera alors toutes les particules et radiations cosmiques (en provenance notamment de la Ceinture de Photons) arroser la Terre car, au cours de cette période, elle ne disposera plus de la protection de sa propre ceinture magnétique : les ceintures dite de Van Allen, du nom du scientifique qui les a découvertes en 1958 ; elles sont l’un des mécanismes de filtrage des particules qui nous arrivent du Soleil et de l’espace, avec l’atmosphère.

Les prémices de l’inversion, selon certains scientifiques, sont déjà en place : le changement climatique (accéléré par les activités humaines), les catastrophes naturelles telles que tsunamis, séismes, et autres ouragans et saisons bouleversées...
L’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) se prépare déjà aux décès par cancers de millions de personnes, voire plus, les radiations solaires n’étant plus stoppées...

Aurores boréales
Aurores boréales
© internet

"L’affaiblissement du champ magnétique durant la phase de transition réduira l’efficacité de ce manteau protecteur, laissant le champ libre aux particules de vents solaires et aux rayonnements néfastes dont la virulence ne manquera pas d’avoir de graves conséquences sur la santé humaine et sur toutes sortes d’écosystèmes terrestres.
Orages magnétiques (dus au vent solaire) et aurores boréales pourraient alors faire partie de notre quotidien et une série de séismes le long des lignes de faille tectoniques et de gigantesques raz-de-marée consécutifs à des bouleversements subocéaniques risquent également de se produire provoquant la disparition sous les flots d’îles et de régions côtières, tandis que des fonds marins surgiraient des profondeurs... "

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ACTUALITÉS INTERNATIONALES

JAPON : une nouvelle île sortie des eaux

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L’îlot en novembre 2013
© Garde-côtes japonais/Coast Guards of Japan

Cette île est née d’une éruption volcanique le 20 novembre 2013. Située à environ 1000 km au sud de Tokyo, l’îlot volcanique a émergé non loin de l’île inhabitée de Nishinoshima. Il est constitué essentiellement de lave durcie et mesurait initialement 400 mètres de long sur 200 mètres de large.

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L’île de Nishinoshima rejointe par la nouvelle île.
© Garde-côtes japonais/Japan Coast Guards.

L’île s’agrandit car des cratères continuent de cracher de la lave. Les cratères de l’île crachent chaque jour près de 200 000 m3 de lave. Pour donner une idée de la quantité, on pourrait remplir 80 piscines olympiques chaque jour avec toute cette lave. Selon la garde côtière japonaise, sa taille est passée, en juillet 2014, à 1550 m sur 1350 mètres, et pourrait continuer son expansion. L’île de Nishinoshima est désormais rejointe par la nouvelle île. Cet ensemble couvre désormais 1,26 km2 du territoire et ne semble pas vouloir cesser de s’étendre.


TUNISIE : apparition d’un nouveau lac

Dans le sud tunisien, à 25km de de Gafsa, une ville de 85 000 habitants, un lac d’une surface de plus d’un hectare et d’une profondeur de 20m, est apparu sur le site d’Effath, un ancien canyon désert, d’ores et déjà été rebaptisé « Gafsa Beach ».


Le lac de Gafsa, apparu début juillet 2014.
Le lac de Gafsa, apparu début juillet 2014.
© internet

L’origine de la formation de ce lac reste encore à déterminer. Une première hypothèse avançait que des secousses sismiques mineures auraient pu fracturer la roche jusqu’à une nappe phréatique. Sous la pression, le million de m3 d’eau qui compose le lac serait alors remonté à la surface. Une éventualité d’abord proposée par un géologue de la faculté des sciences de Gafsa qui l’a finalement récusée.

Selon le commissariat régional de développement agricole de Gafsa, il s’agirait simplement d’une cuvette dans laquelle se seraient accumulées les eaux de pluie. Une dernière hypothèse fait valoir que trois sources d’eau douce seraient apparues et auraient convergé vers le site en question.

Le mystérieux lac est devenu l’attraction privilégiée du coin. Pourtant, la baignade ici comporte deux risques majeurs. D’abord, le bassin dans lequel s’est formé le lac est un ancien site d’exploitation du phosphate, dont les sols de la région sont exceptionnellement riches. Or, ce phosphate est susceptible d’avoir contaminé l’eau, la rendant alors radioactive et cancérigène.
Le journaliste Lakhdhar Souid, originaire de la région et qui suit l’évolution du phénomène depuis son apparition, explique que « les premiers jours, l’eau était limpide, bleu turquoise. Aujourd’hui, elle est verte et remplie d’algues. Cela signifie qu’elle ne se renouvelle pas et qu’elle est propice aux maladies. »

En outre, si l’hypothèse de l’origine souterraine s’avère être la bonne, il est probable que le lac communique encore avec la nappe dont il est issu. Si tel était le cas, des siphons peuvent alors se former et aspirer les baigneurs imprudents vers le fond. Sans compter les concours de plongeons auxquels se livrent les dizaines de jeunes, activité jamais dénuée de risques. Et ce, d’autant plus qu’aucun système de surveillance n’a été mis en place. « Il n’y a aucune sécurité : aucun maître-nageur, et la protection civile est venue seulement les premiers jours », déplore encore Lakhdhar Souid.


MER d’ARAL : disparition programmée en 50 ans

Source : l’Express, oct. 2014


Photo satellite de la mer d
Photo satellite de la mer d’Aral en 1964.
© NASA

La Nasa publie une série de photographies qui illustrent le rétrécissement de la mer d’Aral, à cheval sur le Kazakhstan et l’Ouzbékistan. La NASA pourrait également publié des séries sur ce qui se passe en Alaska, au Colorado...mais ce serait un autre article...

Dans les années 1960, la mer d’Aral, encore alimentée par les puissants fleuves Amou-Daria et Syr-Daria était la quatrième étendue lacustre du monde avec une superficie de 66 458 km2. En 2000, cette superficie était divisée par deux. Cet assèchement, dû au détournement des deux fleuves pour produire du coton en masse, est une des plus importantes catastrophes naturelles du XXe siècle.

En août 2005, la construction de la digue de Kokaral qui sépare la petite partie nord de la mer d’Aral au Kazakhstan du reste de la dépression, s’est achevée, créant la Petite Aral, la préservant ainsi de l’assèchement. Depuis lors, la partie sud initialement appelée Grande Aral ne reçoit pratiquement plus d’eau de surface, est en grande partie asséchée.


Images satellites de la mer d
Images satellites de la mer d’Aral en 2000 (à gauche) et en 2013 (à droite).
© NASA

Ces dérivations ont permis d’irriguer des zones jusque-là désertiques, mais ont tari les sources de revenus des pêcheurs. La poussière du lac, mêlée aux produits chimiques liés à l’agriculture, deviennent même dangereux. 

Rassurez-vous : tout va bien pour nos penderies, nous ne manquerons pas d’acheter encore et encore des jeans et autres articles en coton...à quel prix écologique ??


PLANÈTE : de moins en moins de poissons dans les océans...

Source : interview de Reporterre, oct.2014

Durant l’été 2014, une étude scientifique sur l’impact de la pêche sur les ressources marines a dressé un constat alarmant : les stocks de poissons ne parviennent pas à se reconstituer. Les océans se vident, inexorablement.
La nouvelle est passée inaperçue dans le brouhaha de l’actualité, mais mardi 14 octobre, le Conseil européen de la pêche s’est réuni. Il a adopté des mesures de réduction des prises de cabillauds et de saumons. Mais beaucoup moins que ce qui serait nécessaire pour permettre le maintien durable des stocks de poisson. Didier Gascuel, un scientifique spécialisé dans l’halieutique, a participé à cette importante étude.
« Jusqu’à la fin des années 1990, les quotas ont été peu restrictifs. Du coup, les poissons se raréfiaient dans les eaux européennes. Pendant plus de trente ans, la surexploitation a déstructuré en profondeur les écosystèmes marins. Et depuis 1970, les captures ont été divisées par deux !
Face à cette crise, des mesures plus énergiques ont été prises, avec notamment des quotas plus restrictifs, et plus proches des avis scientifiques. Ces mesures se sont avérées relativement efficaces. En douze ans, la pression de pêche a été divisée par deux. Certains stocks, comme la plie de mer du Nord ou le merlu, se sont reconstitués. C’est un résultat inespéré. Mais attention ; la politique des quotas n’a pas tout résolu, loin de là.
Les résultats espérés ne sont pas tous au rendez-vous. Globalement, les ressources n’augmentent pas comme prévu. Et la biodiversité ne s’améliore pas, ou peu. Surtout, les jeunes poissons sont de moins en moins nombreux. C’est assez inquiétant, et c’est la grande surprise de cette étude.


Banc de beauclaires (Priacanthus hamrur)
Banc de beauclaires (Priacanthus hamrur)
© M.Dupuis

S’il y a moins de jeunes poissons, cela peut signifier qu’il y a moins de naissances, mais aussi que les larves issues de la reproduction ne survivent pas, faute d’un écosystème suffisamment riche et stable. Et la surpêche n’est pas l’unique coupable.
Les habitats côtiers ont été très dégradés, or ce sont des zones de reproduction importante. De plus, le réchauffement climatique modifie la composition du plancton dont se nourrissent les larves. Bref, il est fort possible que les stocks ne remontent pas.
La crise n’est pas derrière nous. Les grands poissons prédateurs sont toujours en danger, or ce sont eux qui assurent la stabilité des écosystèmes. Et la surpêche a été tellement importante qu’il faudra sans doute des années avant que le milieu marin ne se reconstitue.
Il faut continuer la politique des quotas, sans aucun doute. Mais ça ne suffit pas. Il faudrait aussi développer des zones protégées, où la pêche est complètement interdite, dans les zones de reproduction par exemple.
Nous réfléchissons aussi à mettre en avant les techniques et les modes de pêche plus vertueux. Prendre en compte les différences entre flottilles. Une flottille, c’est un groupe de bateaux de pêche de la même catégorie, qui pêche dans la même zone, comme les chalutiers bretons. Et certaines sont plus vertueuses que d’autres.
On pourrait instaurer un système de bonus-malus, ou moduler les quotas. Mais les pêcheurs sont très réticents, et la régulation n’est pas à la mode en ce moment à Bruxelles. »

lhttp://www.reporterre.net/spip.php...

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CONSOMMATION

L’huile de palme BIO n’a aucune réalité écologique, c’est juste une question de marketing

Extraite des fruits du palmier à huile, l’huile de palme est aujourd’hui l’huile végétale la plus prisée dans le monde.
Elle représente à peu près 65 % des huiles végétales utilisées. On estime que dans un supermarché, près de la moitié des produits à vendre contiennent de l’huile de palme. Et avec l’expansion démographique mondiale, les volumes produits pourraient doubler d’ici à 2020 …

La plupart des produits de consommation courante contiennent de l’huile de palme. Cependant, les étiquettes ne sont pas toujours très claires et l’huile de palme peut apparaître dans la composition des produits sous différentes dénominations et dérivés :
INGRÉDIENTS
HUILE VÉGÉTALE, GRAISSE VÉGÉTALE, PALMISTE, HUILE DE PALMISTE, PALMATE, PALMITATE, PALMOLÉINE, GLYCÉRYL, GLYCÉROL, GLYCÉRINE, ACIDE STÉARIQUE, ELAEIS GUINEENSIS, ACIDE PALMITIQUE, ETC.

Liste non exhaustive des produits qui contiennent de l’huile de palme :
BISCUITS APÉRITIFS, ROUGE À LÈVRE, PÂTE À PIZZA, NOUILLES INSTANTANÉES, SHAMPOOING, MOUSSE A RASER, CRÈME GLACÉE, DÉTERGENT, MARGARINE, CHOCOLAT, COOKIES, AGRO-CARBURANT, SAVON, PAIN INDUSTRIEL, PRODUITS POUR LE CORPS...

Les fabricants ont désormais inventé une nouvelle mention pour leur produit : « Contient de l’huile de palme certifiée durable » et se sont adjoints le soutien du WWF.
Déjà on nous parle de 2015 comme l’année-clé dans la bataille pour l’huile de palme durable, année à partir de laquelle beaucoup d’entreprises se sont engagées à utiliser 100% d’huile de palme durable dans leurs produits. Ainsi, UNILEVER avait prévu depuis plusieurs années de mettre la pression sur ses fournisseurs en leur demandant de devenir « sustainable ». Que fait un géant qui pèse plusieurs milliards quand un label n’existe pas et que les consommateurs ne veulent plus d’un produit avec de l’huile de palme ? On invente une nouvelle mention que l’on finance, on crée des sites et des blogs, on lui donne le vernis « développement durable » et écologiste nécessaire...
Ne vous laissez pas embobiner par les discours ou les labels !! Tout cela n’est que du marketing, loin du respect de l’environnement !!!

A BOYCOTTER DONC, CE LABEL et les PRODUITS qui le mentionnent :


Un label contre-nature et pro-industriel.
Un label contre-nature et pro-industriel.
© internet

http://www.huiledepalmedurable.org

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PLANETE : pour remettre les pendules à l’heure

Avec toutes les informations qui circulent, qui s’affolent, aussi vite publiées qu’abandonnées pour passer aux suivantes, un peu d’humilité et de discernement ne nous feraient pas de mal...
La plupart d’entre nous reste persuadée que l’être humain (Homo sapiens) est au sommet de l’arbre de l’évolution...C’est une représentation classique, quoiqu’un peu obsolète. A nous placer si haut, plus dure sera la chute !
A l’origine, notre intelligence a été mise au service de l’amélioration de notre quotidien, en suivant un axe de développement orienté vers le progrès mécanique essentiellement. Aujourd’hui, les campagnes marketing nous vendent l’amélioration matérielle et physique de « notre » vie, avec pour objectif le profit financier. Ainsi, nous produisons, nous consommons, toujours plus et notre intelligence « progressiste » est maintenant au service de l’argent et du pouvoir : là encore, « pomper toujours plus les ressources naturelles » de la planète, sans tenir compte du danger que cela représente pour toute l’humanité (y compris ceux qui ne sont pas en mesure de consommer). Comment peut-on consommer toujours plus, à l’infini, sur une planète aux ressources par définition limitées ?


L
L’horloge de la Terre.
© Tendua

Homo sapiens, ainsi arrivé dans les 30 dernières secondes de l’âge de notre planète est parvenu à bouleverser l’équilibre de notre bonne vieille Terre, mettant sa propre espèce en péril.
Pourtant l’intelligence qui caractérise notre espèce connaît également les moyens pour arrêter les catastrophes écologiques en cours. Les conséquences de ces catastrophes - dont la plupart ont pour origine nos activités humaines, et reconnaissons-le l’appât du gain - sont prédites par la communauté scientifique internationale et de longue date.... Pourtant, rien n’y fait !
Nous jouons, passivement ou pas, aux apprentis sorciers, croyant maîtriser la nature, défiant ses règles qui, pour 99%, nous échappent encore...
Si la fin de notre espèce est écrite, pourquoi sommes-nous tellement pressés d’en finir ?? Dans la souffrance et en tuant tout ce que l’on peut avant, au nom de quoi au juste ??
Certains adoptent une posture philosophique en décrétant que de toute façon, la nature se meure, nous avec, mais elle saura se régénérer...et donc ??? Est-ce une raison pour laisser faire ??
Que les pôles s’inversent, que le climat change, que des espèces disparaissent, cela fait sans doute partie de l’évolution : la vie est mouvement, que cela nous plaise ou non.
Que NOUS, humains, soyons responsables de l’anéantissement à un rythme ultra-rapide d’espèces à peine découvertes, des trous dans la couche d’ozone pour permettre à nos usines de fonctionner au nom de notre confort matériel et d’un pseudo plein-emploi, NON...

Ne nous sommes nous pas trompés d’objectif ?

Ne pouvons-nous pas reconsidérer ce que nous faisons à l’échelle planétaire, reconnaître nos erreurs et ne pas persévérer sur ces voies dangereuses pour tous pour le profit de quelques uns ? Qui a donc ce pouvoir ? Ceux qui nous maintiennent dans l’illusion de la pleine consommation, du plein emploi et de l’enrichissement personnel ou bien nous, tous les autres ?
Et si c’était bien nous, chacun d’entre nous, tout simplement en souhaitant juste vivre et vivre juste, en respectant notre environnement qui depuis des milliers d’années s’évertue à nous donner tout ce dont nous avons réellement besoin : eau douce, air pur, nourriture... ?

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AGENDA

Septembre-Novembre 2014

 : La grande Galerie de l’Evolution du Muséum d’Histoire Naturelle de Paris fête ses 20 ans !
Inaugurée en 1994 après une fermeture de près de 30 ans, la Grande Galerie de l’Évolution fête cette année ses 20 ans ! Une belle occasion de proposer au public une programmation spéciale mais aussi de lui faire découvrir les coulisses de cette galerie.
http://www.grandegaleriedelevolution.fr/fr

Novembre-Décembre 2014

 : Visite guidée au jardin des Plantes « INITIATION À L’ORNITHOLOGIE »
Apprendre à identifier les oiseaux sauvages du Jardin des Plantes et à reconnaitre leurs chants.
Rendez-vous à 9H30 devant l’entrée du Jardin écologique - Durée 3H - Pas d’inscription préalable. Gratuit.
En novembre : le dimanche 2, 9, 23 et 30  
le mercredis 5, 19 et 2.6
www.mnhn.fr/fr/visitez/agenda/rendez-vous-museum/visite-guidee/initiation-ornithologie-0
Contact : portas mnhn.fr 01 40.79.30.66 / 06.86.56.18.85

Novembre 2014 : TENDUA rejoint CAP LOUP

Créé en 2014, CAP Loup est un ensemble d’associations de protection de la nature rassemblées autour d’un objectif commun : la protection du loup en France, afin d’assurer la présence de l’espèce en France et de permettre la cohabitation entre le loup et les activités humaines. TENDUA est heureux de s’engager dans le collectif et de partager la charte de CAP LOUP.
www.cap-loup.fr


CARNET ROSE

OCEAN INDIEN : un étrange petit dé jaune ou juvénile de poisson-coffre jaune

Un bébé poisson-coffre jaune (Osctracion cubicus)
Un bébé poisson-coffre jaune (Osctracion cubicus)
A ce stade, il ne mesure pas plus d’1,5cm...de côté ! - © M.Dupuis

Le poisson-coffre jaune (Ostracion cubicus, également appelé bourse-coffre ou poulet de mer) juvénile ressemble à un dé (forme cubique) de couleur jaune parsemée de points noirs et ses nageoires sont translucides. Très timide, et le plus discret possible malgré sa couleur, il faut être attentif pour l’apercevoir étant donné sa petite taille !
En grandissant, son corps s’allonge.


Poisson-coffre jaune femelle juvénile(Osctracion cubicus)
Poisson-coffre jaune femelle juvénile(Osctracion cubicus)
Une toute jeune demoiselle poisson-coffre jaune(Osctracion cubicus) - © M.Dupuis

La femelle devient jaune moutarde avec des taches blanches entourées d’un cercle noir et ses nageoires sont jaune vif. L’adulte mâle a des taches bleues entourées de points noirs sur un fond marron clair ou bleuté avec des nageoires bleues moucheté de points noirs. Avec l’âge, sa bouche est parfois entourée de rose avec une protubérance rosâtre située au-dessus qui ressemble à un nez.
On peut le trouver dans tout l’Indo-Pacifique, depuis la mer Rouge à l’Afrique du sud, du Japon à l’Australie et en Polynésie.

Merci de votre attention.

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