TENDUA - Association pour la sauvegarde de la biodiversité

Les requins : mal-aimés car mal connus ?

Apnéiste et requin tigre
Apnéiste et requin tigre
Aliwal Shoal, Afrique du Sud - © M. Dupuis

On entend souvent dire des requins qu’ils sont « méchants », les opposant régulièrement aux « gentils » dauphins. Il n’y a d’animaux ni gentils, ni méchants. Il n’y a que l’homme qui puisse faire preuve de méchanceté en la qualifiant de « simple défaut » dans le meilleur des cas et qui est capable d’élever la cruauté en un art de vivre pour certains autres…
C’est pour cette raison que nous présentons dans ce dossier quelques uns de ces magnifiques animaux croisés lors de nos voyages. A ce titre, TENDUA remercie les photographes qui ont bien voulu donner leurs images pour illustrer notre présentation.
Rappelons que les requins sont indispensables à l’équilibre de notre environnement - nos océans, et qu’ils sont aujourd’hui extrêmement menacés et fragilisés à cause de la pêche aux ailerons (finning), de la surpêche accidentelle ou non, de la pollution, d’une maturité sexuelle tardive et d’un faible taux de reproduction. Autant de raisons pour les faire connaître et les réhabiliter en espérant ne pas avoir à les classer dans les espèces éteintes.

Vous retrouvez au cours de cette présentation les différents points abordés ci-dessous. Et pour suivre l’actualité des requins, allez sur : http://www.protection-requins.org. Bonne navigation !

  • 400 millions d’années d’évolution, un respect mérité
  • Éléments d’anatomie et de physiologie
  • En 2009, près de 500 espèces en danger d’extinction : Menaces et objectifs de conservation
  • Un maillon indispensable de la chaîne trophique
  • Les requins et l’homme : mythe et réalité
  • Conseils aux plongeurs
  • Les requins de la Mer Rouge…et d’autres

Voici des liens vers notre blog pour connaître un peu mieux ceux que nous pouvons croiser.

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400 millions d’années, un respect mérité

Le mégalodon (Carcharodon megalodon)
Le mégalodon (Carcharodon megalodon)
Carcharodon signifiant « dents aiguisées » et megalodon « aux grandes dents » - était un requin qui peuplait les océans il y a 16 Ma et s’est éteint il y aurait 1,6 Ma. Il est considéré à ce jour comme étant le plus redoutable poisson super-prédateur de tous les temps et l’un des plus grands carnassiers ayant vécu - DR

-* -430/-400 Ma, les requins épineux ou les « acanthodiens » avec un squelette cartilagineux et des écailles osseuses jointives

  • -400/-350 Ma, 3 classes de poissons apparaissent :
    • Les cuirassés qui s’éteindront au carbonifère,
    • Les cartilagineux dont sont issus les requins actuels,
    • Les osseux dont sont issus la plupart des poissons modernes (une branche engendra les amphibiens desquels dériveront reptiles, mammifères et oiseaux).
  • -350 Ma, les cartilagineux se scindent en 2 sous-branches :
    • Les élasmobranches qui désignent les requins proprement dit, dont les sélaciens qui engendreront un nouveau groupe : celui des raies,
    • Les holocéphales ou chimères qui s’adaptent aux abysses (quelques rares espèces subsistent tels que les poissons éléphants).
      Les 8 ordres de requins
      Les 8 ordres de requins
      © Source internet

  • -50 Ma, 1er requin-tigre moderne (genre Galeocerdo).
    • Le plus terrible : le Carcharocles megalodon, 15 m de long, des dents de 15cm de hauteur, aussi massif que le requin-baleine mais carnivore.
    • Le requin-mako géant (Isurus hastalis) qui est l’ancêtre du grand requin blanc.
    • Beaucoup d’espèces de requins ont adopté leur forme moderne il y a 100 Ma et n’ont guère évolué depuis ce qui serait le signe d’une adaptation parfaite à leur milieu.

Nota : pour mémoire, la disparition des dinosaures date de - 65 M d’années (Ma)


Morphologie du requin
Morphologie du requin
© TENDUA

Classification des requins

Les quelque 530 espèces de requins connues à ce jour sont classées dans les 8 ordres ci-dessous en fonction de certains paramètres physiologiques notamment.


Éléments d’anatomie

Gueule de requin taureau (Carcharias taurus)
Gueule de requin taureau (Carcharias taurus)
© Y. Lefèvre

Gueule de requin taureau
Gueule de requin taureau
Dents et ampoules de Lorenzini (Carcharias taurus) - © Y. Lefèvre

Membrane nictitante de requin tigre, Galeocerdo cuvier
Membrane nictitante de requin tigre, Galeocerdo cuvier
© M. Dupuis

Narines de requin tigre, Galeocerdo cuvier
Narines de requin tigre, Galeocerdo cuvier
© M. Dupuis

Fentes branchiales
Fentes branchiales
© ©Y. Lefèvre

La silhouette

Le squale typique a un corps cylindro-conique – en forme de torpille – avec une face ventrale quasiment plate. Son museau est arrondi et sa bouche ventrale est armée de plusieurs rangées de dents. Cela étant, il existe environ 500 espèces de requins, de tailles et aspects très différents.

La tête, la mâchoire et les dents

Le squelette de la tête est constitué de 2 parties

  • Le neurocrâne : boîte de cartilage qui protège l’encéphale, incluant le siège de l’olfaction qui est très développé, le siège du goût, de l’équilibre et du système endocrinien (hypophyse), le siège de la vision, de la mémoire et de la coordination motrice ;
  • Le splanchocrâne : il concerne la mâchoire et les fentes branchiales.

La mâchoire de la majorité des requins modernes est hyostylique c’est-à-dire indépendante du crâne, ce qui permet une spectaculaire extension des maxillaires et permet donc d’attaquer de grosses proies avec une préhension (pression de la mâchoire) d’une grande puissance. A titre d’exemple, un requin de 3 m de long possède une puissance de pression de 3t /cm2.

Les dents croissent à l’intérieur dans la gencive, en rangées successives et deviennent fonctionnelles lorsqu’elles coïncident avec l’arête de la bouche. Puis elles s’usent et elles tombent. Chez certains requins, le temps d’usage d’une dent est de 8 à 15 jours.
Leur forme varie selon le type de prédation. Le requin taureau possède des dents effilées adaptées à la capture de poissons glissants ; le requin de Port Jackson a des dents quasiment plates pour broyer les coquillages.

Les yeux

En position latéro-dorsale, les yeux ont deux paupières, souvent une membrane nictitante latérale ou « 3e paupière ». Les Carcharinidés et les marteaux ont une 3e paupière ou paupière nictitante

Les narines

Au bout du museau deux narines symétriques mais indépendantes qui ne jouent aucun rôle dans la respiration. Ces narines constituent des organes d’olfaction.

Le corps

La peau, souvent rugueuse et abrasive, est formée de denticules cutanées très dures Il semblerait que ces denticules soient alignées en plusieurs rangées canalisant l’eau et produisant un écoulement laminaire réduisant les phénomènes de résistance.
Cette structure de la peau permettrait au requin d’être quasiment silencieux dans l’eau, un avantage certain pour un prédateur.

Les fentes branchiales

De chaque côté et en arrière de la tête, palpitent des fentes branchiales au nombre de 5 paires chez la plupart des squales, mais 6 ou 7 chez les hexanchiformes.
Les branchies sont des organes très fragiles sans membrane protectrice ; elles sont mobiles et peuvent être contractées ou dilatées. Elles peuvent être endommagées par la pollution ou obstruées par des parasites (présence fréquente de déparasiteurs).


Queues de requins
Queues de requins
© Source internet

Requin gris de récif – Carcharhinus amblyrhyncos
Requin gris de récif – Carcharhinus amblyrhyncos
Deux nageoires dorsales, de formes et de dimensions variables selon les espèces sortent du dos :
  • La nageoire dorsale antérieure peut être élevée en aileron ou, au contraire, surbaissée.
  • La nageoire dorsale postérieure est plus petite et adipeuse. Là encore, les hexanchiformes se distinguent par leur unique nageoire dorsale.
- © M. Dupuis

Requin gris de récif vu de dessous
Requin gris de récif vu de dessous
Deux paires de nageoires symétriques sur le ventre correspondent aux membres des tétrapodes : les pectorales, souvent, agrandies en ailes, figurent les bras ; les pelviennes ou abdominales figurent les jambes - © M. Dupuis

Queue de requin tigre
Queue de requin tigre
Galeocerdo cuvier - © M. Dupuis

Nageoire caudale de grand requin blanc
Nageoire caudale de grand requin blanc
Carcharodon carcharias - © P. Kobeh

Queue de requin nourrice
Queue de requin nourrice
Nebrius ferrigineus - © Y. Lefèvre

Requin renard en Egypte
Requin renard en Egypte
Alopias sp. - © Y. Lefèvre

Les nageoires

Les requins utilisent leurs nageoires pour se stabiliser, se diriger, se soulever et se propulser. Chacune des nageoires remplit une fonction différente.
Il y en a une ou deux le long de la ligne médiane dorsale appelées première et deuxième nageoires dorsales. Ces nageoires jouent un rôle de stabilisateurs. Ces deux nageoires peuvent avoir ou pas des épines à leur base. Quand il y en a, elles ont un rôle défensif et peuvent aussi être associées à des glandes sous la peau qui produisent une substance irritante.
Les nageoires pectorales prennent leur origine derrière la tête et s’étirent vers l’extérieur. Elles permettent au requin de se diriger pendant ses déplacements en avançant ou en se soulevant.
Les nageoires pelviennes se trouvent près du cloaque et ont également un rôle de stabilisateur. Chez les mâles, elles ont une fonction secondaire car augmentées d’un organe copulatoire appelé aussi clasper.
La nageoire annale peut être absente, mais quand il y en a une, elle se trouve entre les nageoires pelviennes et la caudale.
Enfin, la queue ou nageoire caudale est constituée de deux lobes qui peuvent avoir la même taille (homocerque) ou de taille différente (hétérocerque) et dont la forme varie selon les espèces.

Deux nageoires dorsales, de formes et de dimensions variables selon les espèces sortent du dos :

  • La nageoire dorsale antérieure peut être élevée en aileron ou, au contraire, surbaissée.
  • La nageoire dorsale postérieure est plus petite et adipeuse. Là encore, les hexanchiformes se distinguent par leur unique nageoire dorsale.

La nageoire сaudale du requin tigre et du requin pointes noires

La queue comprend 2 lobes inégaux, parfois presque symétriques (i.e. requin blanc) et détermine le type de propulsion de l’animal.
Queue hétérocerque : le lobe supérieur est plus long et plus lourd que le lobe inférieur (requin pointe noire, requin-tigre).
Cette espèce se meut en balançant le corps d’un côté à l’autre, le lobe supérieur délivrant le maximum de la puissance nécessaire pour nager lentement ou accélérer brutalement.
La diversité des proies de ces requins les oblige à pouvoir courber et virer rapidement.

La nageoire caudale du requin mako, requin-taupe commun et grand blanc

La queue du grand requin blanc est différente : elle assure la propulsion d’un corps plus lourdement bâti.
Ce requin, qui se rapproche du requin-taupe commun et du requin mako, se propulse plus par le mouvement de sa queue que par le balancement du corps.
L’important lobe inférieur autorise de grandes vitesses et des carènes latérales, à la base de la queue, réduisent la traînée hydrodynamique.

La nageoire caudale du requin-nourrice

Le requin nourrice passe la plupart de son temps sur le fond, (grottes, crevasses). Il ne se déplace donc pas sur de larges distances. Les invertébrés constituant l’essentiel de son régime alimentaire, il n’a pas besoin d’une queue assurant une grande vitesse, mais il a besoin d’une grande souplesse.
Le lobe inférieur de sa queue est presque confondu avec le lobe supérieur ; ainsi, sa queue effectue de larges mouvements de godille, il nage un peu à la manière de l’anguille.

La nageoire caudale du requin renard

Les 3 espèces de requin renard qui peuplent les océans tropicaux et tempérés sont de puissants nageurs.

Chasseurs actifs de poissons et de calmars, ils utilisent à cette fin une technique originale : ils rassemblent leurs proies avant de les assommer grâce à leur lobe caudal très allongé.

L’extension de la queue, presque aussi grande que le reste du corps, ne nuit pas à la vitesse et à l’efficacité de ces chasseurs.


Éléments de physiologie

Requin nourrice fauve de face
Requin nourrice fauve de face
Nebrius ferrugineus - © Y. Lefèvre

La respiration

Le mode de respiration est fonction du mode de vie de l’espèce :
La respiration branchiale convient aux espèces benthiques et sédentaires qui peuvent passer leur journée sur le fond et vivent souvent près des côtes. Ils aspirent l’eau et la font ressortir par leurs branchies sans pour autant avoir besoin de nager ou d’être face au courant. Ils dilatent leur pharynx et ouvrent leur bouche. C’est le principe du pompage de l’eau par contractions musculaires.

En revanche, pour se mouvoir, les espèces pélagiques – de haute mer - nagent en permanence, s’ils s’arrêtent, c’est l’asphyxie. Ils ont besoin d’un grand apport en oxygène. L’eau rentre par la bouche et ressort filtrée par les branchies. C’est le principe du « stato-réacteur » : les requins (Carcharhinadés et Lamnidés) utilisent le courant de face pour envoyer vers l’arrière l’eau qui sera filtrée par les lames branchiales, s’ouvrant sur 5 à 7 fentes, afin d’en extraire l’oxygène.

Certains requins (requin taureau) peuvent alterner leur respiration soit en nageant, soit aspirant l’eau selon la situation. D’autres rentabilisent leurs efforts en mangeant et en respirant en même temps (requin baleine). Certains requins dormeurs font pénétrer l’eau par leurs branchies antérieures et ressortir par leurs branchies postérieures, assurant une dissociation des fonctions alimentaire et respiratoire.
L’efficacité de la respiration dépend aussi de la quantité d’hémoglobine dans le sang. Ce taux varie selon les espèces de 3 à 14g pour 100ml de sang.


Organe de reproduction mâle
Organe de reproduction mâle
© Source internet

Les organes de reproduction

Chez les mâles, chaque nageoire pelvienne est augmentée, sur son bord interne, d’une tige rigide, cannelée, qu’on appelle ptérygopode et qui constitue son organe copulateur. Munis de 2 ptérygopodes, les requins ne peuvent en utiliser qu’un seul à la fois. Une glande siphonale achemine le sperme du cloaque au ptérygopode qui n’est pas relié directement aux testicules.


Foie de requin
Foie de requin
© Source internet

La flottabilité

Pour diminuer leur densité corporelle et faciliter la nage active, les élasmobranches ont développé, faute de vessie natatoire, un organe permettant une flottabilité neutre : le foie.
Chez certaines espèces, la glande hépatique peut atteindre 25% du poids total du corps (requin peau bleue).

Le foie est également une énorme réserve d’énergie. L’hydrocarbure majoritaire dans cette huile est appelé squalène.
L’huile du foie des raies et des requins est riche en vitamine A.
Le squalène issu de l’huile de foie de requin est utilisé notamment dans les compléments alimentaires afin, soi-disant, de fortifier les défenses immunitaires. Ces compléments sont vendus dans certains magasins dits « bio » et sur internet. Il est également utilisé en cosmétologie dans les crèmes hydratantes comme agent pénétrant rapidement la peau. Le squalène est aussi un adjuvant : une des substances, administrées conjointement avec un vaccin, qui stimulent le système immunitaire et augmentent la réponse au vaccin.

http://www.protection-requins.org/a...

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Les sens du requin

L’ouïe est le sens dont la portée est la plus étendue chez le requin

Située de part et d’autre du cerveau et connectée à la ligne latérale, l’oreille interne n’est pas seulement l’organe de l’ouïe, c’est aussi l’organe de l’équilibre, de l’orientation et de la coordination.

Le requin a une ouïe beaucoup plus fine que les hommes et cela est d’autant plus avantageux que le son se propage 5 fois plus vite dans l’eau que dans l’air (1500m/s).
Tapissées de nombreuses cellules ciliées identiques à celles de la ligne latérale, l’oreille interne transmet au cerveau les ondes de basses fréquences elles-mêmes transmises par l’eau à la vitesse de 1500m/s dans la limite de 10 à 1000Hz. (bande de fréquence de l’homme : 25 à 16000Hz). Les requins peuvent suivre à la trace des sons sur beaucoup de kilomètres, écoutant spécifiquement les sons de détresse d’une proie éventuelle blessée.

Pour info, les sonars de détection active des sous-marins supers silencieux se situent à 2000Hz.

Le goût

Le goût est fondé sur une myriade de capteurs sensoriels : des papilles analogues aux nôtres et disséminées non seulement sur la langue, mais aussi sur les lèvres, le palais, le pharynx, et jusque sur la paroi de l’œsophage.
Ces récepteurs lointains expliquent que les squales recrachent souvent un morceau aux ¾ avalé par erreur, après une morsure d’investigation.
Les papilles gustatives de la bouche analysent le repas potentiel pour voir si c’est acceptable. Les requins rejetteront souvent la proie qui est à l’extérieur de leur régime ordinaire (comme l’être humain).

Les principaux récepteurs chimiques sont ceux de l’odorat.

A mesure que le requin avance, l’eau pénètre par les deux narines placées au-dessus et de chaque côté de la gueule, et glisse le long de cellules sensorielles. Les deux cavités nasales agissent à peu près comme nos deux oreilles : l’odeur venant à gauche du requin parviendra à la cavité gauche juste avant de passer à la cavité droite. De cette façon, le requin peut déterminer d’où vient l’odeur captée et prendre cette direction.
Son centre olfactif occupe les 2/3 de son cerveau.
Un grand requin blanc, par exemple, pourrait détecter une simple goutte de sang dans une piscine olympique. La plupart des requins peuvent détecter le sang et des odeurs animales distants de plusieurs kilomètres.
Nota : Goût et odorat ne sont pas connectés, contrairement à l’homme.


Structure de l
Structure de l’oeil d’un requin
Les requins ont une structure de l’œil commune à tous les vertébrés, avec toutefois quelques modifications - © Source internet

Ampoules de Lorenzini
Ampoules de Lorenzini
© Canadian Research center

Ligne latérale
Ligne latérale
Il semble qu’elles permettent aussi le rassemblement de certaines espèces dans des lieux précis à des périodes de l’année (reproduction) - © Canadian Research center

Ampoules et ligne latérale
Ampoules et ligne latérale
L’eau s’écoule le long de ces lignes latérales et pénètre par les pores à la surface de la peau. Les vibrations de l’eau stimulent les cellules sensorielles (neuromasts) du canal principal, prévenant le requin de la proximité de proies ou de prédateurs. - © Source internet

La vision nocturne n’a pas de secret pour la plupart des requins

Le tapetum lucidum (tapis choroïdien) est une couche de cellules réfléchissantes disposées sous la rétine agissant comme des miroirs en renvoyant sur les cellules sensorielles 90% de la lumière qui les touche. Cela augmente efficacement le signal visuel, particulièrement dans des niveaux bas de lumière, donnant aux requins une très grande acuité visuelle.

Info :

  • Les Lamnidés (requin blanc, seraient sensibles aux couleurs chaudes (rouge, orangé, jaune).
  • Le C. longimanus adapte sa vue entre le fond et la surface en 1s alors qu’il faut 30s à un homme pour passer de la pénombre à la pleine lumière.

En plus de ces sens, les requins possèdent un sens que nous ne comprenons pas encore très bien.

L’électro-réception

Les ampoules de Lorenzini et la ligne latérale constituent le système électro-sensoriel des requins. On parle aussi d’électro-récepteurs (détections de 1.05 à 0.05 microvolts/centimètre).

En étudiant la tête d’un requin (nez et rostre), on note une multitude de petits trous : ce sont les ampoules de Lorenzini. Ce sont des cellules réceptrices sensibles électriquement positionnées sous la peau de la tête du requin. Elles détectent les faibles courants électriques et leur direction, produits par chaque être vivant.

Tout être vivant, même immobile, émet un champ électrique si faible, soit-il (battements cardiaques, contraction des muscles). Un poisson caché dans une anfractuosité sera automatiquement repéré. Elles permettent donc de :

  • trouver des proies (détection jusqu’à 5 milliardième de volt/cm2 : la + haute sensibilité électrique de tout le règne animal !).
  • s’orienter en se servant des variations des champs magnétiques terrestres (rôle de compas ou de boussole, hypothèse scientifique),
  • détecter la salinité de l’eau, les gradients de températures et les ondes vibratoires (pour s’orienter).

La ligne latérale permet au requin de s’orienter selon un mouvement ou un son particulier. C’est un canal nerveux rempli de mucus reliant de petits orifices (pores) au fond desquels logent des capteurs sensoriels d’une rare précision, appelées neuromasts. Semblable aux ampoules de Lorenzini, les neuromasts s’ouvrent vers l’extérieur par des pores et détectent le mouvement de la proie.

C’est un jeu de canaux juste sous la peau du requin. Les deux lignes latérales de chaque côté du corps s’étendent de la tête du requin jusqu’à sa queue. L’eau s’écoule le long de ces lignes latérales et pénètre par les pores à la surface de la peau. L’intérieur de la ligne latérale est constitué de petites saillies garnies de cils, qui sont connectées aux neuromasts.

Ces cellules sont sensibles aux ondes de pression de basses fréquences (imperceptibles à l’oreille humaine) : lorsqu’une vibration se propage dans l’eau, elle vient frapper la ligne latérale (rôle analogue au sonar). Tout ce qui bouge dans l’eau produit des vibrations qui se propagent. La fréquence des vibrations dépend de la taille et de l’état de santé de l’émetteur.
Elles enregistrent aussi les variations de pression de l’eau et de température ce qui indique la profondeur et permettent au requin de s’orienter dans les 3 dimensions.

=>Indispensable pour l’orientation, la chasse et à la période de reproduction.

Gare aux photographes et cameramen : le champs électrique diffusé par les appareils attire les requins qui viennent au contact.

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Près de 500 espèces en danger : les menaces

Mokarran mort sur un platier
Mokarran mort sur un platier
Grand requin marteau (Sphyrna mokarran) dont les ailerons ont été coupés, retrouvé mort sur le platier à Rangiroa, Polynésie Française - © Tendua

Bocal d
Bocal d’ailerons de requins
Dans le monde entier des braconniers pratiquent le finning et une mafia des ailerons s’est installée, brassant le plus d’argent au monde après le commerce de la drogue... - © Y. Lefèvre

La pêche aux ailerons

Le shark finning consiste à pêcher des requins et à leur couper les ailerons. Le reste du corps agonisant est rejeté à la mer. Faute de nageoire pour nager et donc s’alimenter en oxygène, et compte tenu des hémorragies consécutives à cette pêche, le requin meurt immanquablement. Cette pratique engendre un gaspillage considérable vu que seule 3 à 5 % de la masse du requin est exploitée. Le corps du requin, avec son fort taux d’urée, contamine les autres poissons et un stockage séparé serait nécessaire et donc peu rentable.

La pêche en elle-même n’est pas très coûteuse et une livre d’ailerons peut se vendre jusqu’à 200/250$US. Seuls ceux-ci sont exploités, conduisant à de véritables massacres mettant en péril les écosystèmes de nos océans.

Le finning est certainement la cause la plus importante du déclin des populations mondiales de requins. Cela a poussé les États-Unis en 2000 à légiférer pour interdire cette pratique dans les eaux américaines. L’Europe a fait de même en 2003. Toutefois, si la France n’en a pas demandé, des dérogations sont accordées aux pêcheurs, notamment l’Espagne pour près de 200 bateaux. SHARK ALLIANCE œuvre à une meilleure législation et un meilleur contrôle de la pêche des requins en Europe notamment.


pêche à la palangre
pêche à la palangre
© internet

La pêche à la palangre

Les palangriers ou long liners mettent à l’eau de gigantesques lignes de pêche, nanties d’hameçons auxquels sont fixés des appâts tous les 3m environ. Ces lignes sont ensuite déroulées à la suite des bateaux qui les laissent traîner avant de les remonter. On utilise une longue ligne-mère faite de nylon monofilament à laquelle sont attachés des centaines ou des milliers d’avançons, chacun terminé par un seul hameçon appâté. La ligne-mère peut être longue de 9 à 185 km. Elle est attachée à des lignes de surface qui la maintiennent suspendue dans l’eau, ces mêmes lignes étant attachées à des bouées, munies parfois d’un mât porte-pavillon, d’une bouée lumineuse ou d’une radio-balise. Beaucoup de prises sont rejetées mortes à la mer, victimes de la pêche accidentelle.

La pêche à la palangre est interdite dans de nombreux pays mais elle reste pratiquée dans les eaux internationales. Les contrôles sont difficiles. Pour lutter contre ce type de pêche, vous pouvez vous renseigner auprès de votre poissonnier sur la provenance des poissons que vous mangez et la façon dont ils ont été pêchés.


Schéma des filets dérivant
Schéma des filets dérivant
Les filets dérivant peuvent atteindre de 25 m à 2,5 miles (5km) en longueur. On a vu récemment des filets allant jusqu’à 50 km - © Source internet

Ces filets sont utilisés dans le Pacifique Sud et dans l’océan indien par les pêcheurs de thons et autres espèces pélagiques et démersales telles que sardine, bar, maquereau, hareng. - © P. Kobeh

Requin marteau halicorne mort
Requin marteau halicorne mort
Requin mateau halicorne ou à festons (Sphyrna lewini) pris dans un filet fantôme en Colombie - © P. Kobeh

Cétacé et oiseau marin victimes d
Cétacé et oiseau marin victimes d’un filet fantôme
Cétacé et oiseau marin victimes d’un filet fantôme - © Source internet

Les filets dérivants

Ce sont de larges et longs filets droits (en une seule nappe) laissés provisoirement dérivant au large par les pêcheurs.

Ils sont utilisés dans le Pacifique Sud par les pêcheurs asiatiques pour pêcher le thon et ailleurs pour pêcher des espèces pélagiques et démersales telles que sardine, bar, maquereau, hareng. Mais cette technique capture toutes sortes d’espèces non-cibles dont des dauphins, des baleines et des tortues : plus de 300 000 cétacés sont victimes de ces filets chaque année.
La convention de Wellington de 1989 a interdit les filets dérivants de plus de 2,5 km dans le Pacifique. Le Japon a alors arrêté la pêche au filet dérivant en 1992.
Les filets génèrent des impacts environnementaux directs (surpêche) ou indirects (prises involontaires). Même des filets d’apparence modeste ou fragiles peuvent capturer et noyer de grandes espèces de cétacés, ou requins. Des recherches sont en cours depuis les années 1980 pour réduire leur impact.

Ces filets génèrent de gros impacts environnementaux directs (surpêche) et indirects (prises involontaires). Même des filets plus modestes et fragiles peuvent être un piège pour des cétacés ou des requins. Des recherches sont menées depuis les années 1980 afin de trouver les moyens de réduire leur impact. On peut s’interroger sur le fait que rien de satisfaisant ne semble avoir été trouvé après 30 ans de recherche…

Les filets perdus en mer (suite à des tempête ou accrochage avec grand cétacé, cargo, sous-marin, etc) peuvent devenir des macro-déchets. Longtemps après leur perte, ils peuvent continuer à piéger des poissons ou d’autres animaux d’autant plus longtemps qu’ils sont faits en matière synthétique solide et peu dégradable (nylon..) et que n’importe quel objet flottant en surface ou près de la surface entre deux eaux attire les poissons. Certains de ces « filets fantômes » s’accrochent sur les récifs ou sur des épaves qui deviennent alors des pièges pour de nombreux animaux marins. D’autres, plus ou moins déchiquetés par la mer ou les hélices de navires finissent par être rejetés dans les laisses de mer. De petits morceaux de filets couverts de pontes de poissons ou d’autres organismes marins peuvent être ingérés par des oiseaux marins (albatros,...).

Pour information, le Département sud-africain, impliqué – en théorie - dans la protection de requins, planifiait d’installer, pendant la Coupe du Monde de Football 2010, « des filets de protection » garnis de crochets énormes tous les 3 ou 5 mètres, le long de la côte Durban sur 5km pour éviter toute attaque de requin.
Les filets sont installés à 2m de profondeur et font 6m de haut : les poissons se prennent sur les hameçons et deviennent des proies faciles pour les requins qui sont attirés par le bruit qu’ils émettent. Ces proies faciles sont de véritables pièges pour les requins qui meurent sur ces crochets.
Mais ces requins n’auraient probablement jamais été là s’ils n’avaient perçu les proies empalées sur ces hameçons…
De plus, aucune attaque de requins n’a été enregistrée depuis des années ; cette justification devenant caduque, quel est donc l’intérêt sous-jacent ?

Ces filets sud-africains ont tué plus de 35000 animaux (requins, dauphins, requins-baleines, tortues, etc.) entre 1970 et 2000, sans prendre en compte toutes les générations d’animaux qui n’ont pas pu naître de ces parents morts.

Les principales pêches aux requins

La pêche côtière
La pêche côtière
Les chaluts de fond et les fillets maillants de fond prennent des raies et des petits squales côtiers comme la roussette (Scyliorhinus sp.), l’émissole (Mustelus mustelus), l’aiguillat (Squalus acanthias) et le requin-hâ (Galeorhinus galeus) - © Source internet

La pêche en eau profonde
La pêche en eau profonde
La pêche en eau profonde capture des requins de grands fonds comme le squale-savate (Deania calcea), le squale-liche (Dalatias licha) ou le Paloma commun (Centroscymnus coelolepis) avec des palangres de fond, des chaluts démersaux et des filets maillants de fond - © Source internet

La pêche hauturière
La pêche hauturière
La pêche hauturière capture de grands requins pélagiques, principalement le requin bleu (Prionace glauca), le requin-taupe (Lamna nasus) et le requin-taupe bleu (Isurus oxyrinchus), surtout avec des palangres de surface - © Source internet

N’hésitez pas à demander comment ont été pêchés les poissons que vous consommez : cela permettra une prise de conscience également chez ceux qui les vendent ou les préparent…

La disparition des proies

Du fait de la surpêche, des prises accidentelles, et de la dégradation des océans (pollution), la disparition des proies (poissons tels que les thons, …) pèse aussi telle une menace sur l’avenir du requin.


Un maillon indispensable à la chaîne trophique

Le requin se situe au sommet de la chaîne alimentaire ; son rôle de prédateur est essentiel pour l’équilibre des océans. Il est le super-prédateur le plus ancien que la Terre porte à ce jour...avant l’homme.

Prédateur

  • sur des animaux affaiblis (rôle de nettoyeur)
  • sur des proies en bonne santé (rôle d’équilibrage des populations)
  • charognard s’alimentant d’animaux morts (rôle de fossoyeur)

mais aussi Proie

  • de l’orque, cétacé des mers tempérées
  • de requins plus forts et plus grands
  • occasionnellement pour un gros poulpe ou un crocodile de mer
  • de poissons tels que le lutjan rouge (sur juvéniles de requins) et mérou géant (sur adultes)
  • de l’homme …

Comment aider à la préservation ?

  • Interdire la pêche aux requins et le finning en s’informant (pétitions, réunions,…)
  • Étendre l’interdiction de la pêche à la palangre et des filets dérivants
  • Se renseigner auprès de son poissonnier et l’informer le cas échéant
  • Interdire les filets en nylon et matières plastiques au profit de filets de pêche en matière dégradable
  • Créer des corridors de protection
  • (S’) informer et agir auprès de nos représentants au gouvernement, à l’Union européenne, via SHARK ALLIANCE notamment.

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Les requins et l’homme : mythes et réalité

Grand blanc et plongeur à Guadalupe, Mexique
Grand blanc et plongeur à Guadalupe, Mexique
© P. Kobeh

Entre 1990 et 2005 : 869 cas d’attaques de requin ont dûment été répertoriées dans le monde, dont 94 se sont révélées mortelles, soit environ une personne sur dix.
Avec ce recul de 15 ans, on s’aperçoit que la moyenne d’attaques de requins dans le monde est de l’ordre de 35 par an, et que le nombre de personnes qui en sont directement décédées est inférieur à quatre par an.

A titre de comparaison, le nombre de requins tués annuellement dans le monde a été évalué dans les années 1990 à au moins 100 millions d’individus et maintenant ce nombre s’élève officiellement à 150 millions de squales exterminés par an.

En plus de la surpêche une maturité sexuelle tardive et une durée particulièrement longue de la gestation, ainsi qu’une faible production d’embryons, rendent les requins particulièrement vulnérables.

CONSÉQUENCES : Trente espèces menacées de disparition, dont 13 considérées en danger critique d’extinction, 8 espèces en danger et 9 classées vulnérables (classification UICN 2008).


Conseils aux plongeurs

Règle n°1

Requin longimane - C. longimanus
Requin longimane - C. longimanus
© M. Dupuis

ASSUREZ VOUS DE L’EXPERTISE DE VOTRE GUIDE, de sa connaissance des sites et de la faune susceptible d’y être croisée en la saison.

Règle n°2

PRÉPAREZ VOTRE PLONGÉE
La sûreté d’un plongeur diminue avec la diminution de la visibilité, l’augmentation de la profondeur, la présence de courant plus ou moins fort, la charge du plongeur (caméras, appareils photo) et le nombre de requins dans la zone de plongée. Souvenez-vous que l’océan et la mer qui vous entourent sont bien plus dangereux que les requins. Préparez et planifiez vos plongées avec l’ensemble des plongeurs bien avant de plonger.

Règle n°3

COMPORTEZ VOUS CORRECTEMENT
Lors de la mise à l’eau, si vous repérez des requins et décidez de plonger, entrez dans l’eau doucement en faisant attention à ne pas faire trop de bruit. Des mises à l’eau bruyantes, provoquant des remous peuvent exciter les requins et les rendre dangereux.
Comportez-vous en invité « poli » ayant « de bonnes manières » : pendant votre plongée vous êtes l’hôte des requins, maîtres des lieux et prédateurs. Laissez n’importe quel requin vous approcher et permettez lui de « faire votre connaissance » comme cela lui plaît.
Ne cherchez surtout pas à toucher les requins, ne soyez pas agressif : le requin est un animal sauvage qui n’obéit qu’à son instinct et il cherchera à se défendre s’il se sent menacé. (Selon toute probabilité, si vous vous comportez d’une façon agressive, le requin partira et ne cherchera pas à vous attaquer, mais mieux vaut ne pas tenter l’expérience).

Règle n°4

ÉVITEZ DE PERDRE DU REGARD LE REQUIN
Il est très important que vous ne perdiez pas du regard et de vue les requins qui vous entourent. Restez aussi très vigilant après le départ (apparent) des requins.

Règle n°5

FAITES ATTENTION A VOS MOUVEMENTS
Restez immobile, de préférence près du fond. Essayez de vous confondre avec le relief et la topographie qui vous entourent. Des mouvements brusques ou rapides peuvent effrayer les requins, les rendre nerveux et même provoquer des attaques défensives de leur part.

Règle n°6

NE RESTEZ PAS ISOLÉ
Les requins semblent souvent percevoir les regroupements de plongeurs comme un super-organisme tout à fait effrayant. Restez groupés, proche de votre binôme et vigilant quant aux mouvements des requins qui vous entourent.

Règle n°7

NE NOURRISSEZ PAS LES REQUINS SOUS L’EAU
Le fait d’alimenter les requins change radicalement leur comportement : cela peut les leurrer et provoquer un contexte de concurrence entre eux, les rendant très agressifs donc très dangereux pour les plongeurs.

Règle n°8

OBSERVEZ ATTENTIVEMENT LE COMPORTEMENT DES REQUINS
Vous devez quitter l’eau immédiatement si les requins commencent à être nerveux ou agités. Un requin nerveux se caractérise par des mouvements désordonnés, saccadés et nerveux, nageoires dorsales dirigées vers le bas, changements brusques et abrupts de direction, tensions musculaires en augmentation, mouvements nerveux de la queue… Si vous ne voulez ou vous ne pouvez quitter l’eau, augmentez doucement la distance entre les requins et vous, ceci pourrait les rendre moins nerveux, voire les calmer et vous permettre de partir « en douce ».

Règle n°9

SOYEZ ATTENTIF AUX COMPORTEMENTS DES POISSONS ET DE LA FAUNE VOUS ENTOURANT
Si les poissons et la faune sous-marine qui vous entourent deviennent nerveux et leurs mouvements erratiques, cela signifie qu’un prédateur est en chasse. Ayez confiance en vos instincts de plongeur, si vous « n’êtes pas tranquille », quittez l’eau dans les meilleurs délais et prudemment.

Règle n°10

SI VOUS DEVEZ FAIRE SURFACE EN PRÉSENCE DE REQUINS
Déplacez-vous sans précipitation.
Ne quittez jamais les requins du regard. Si besoin est, utilisez un débordoir (couteau, appareil photo, tuba...)
Rejoignez directement votre site de sortie.
Évitez de nager de longues distances en surface, cela pourrait vous fatiguer et vous laisser vulnérable face à une attaque d’un requin arrivant par derrière ou par-dessous.
Quand vous aurez rejoint votre point de sortie (bateau, dock, plage …) quittez l’eau rapidement, mais sans à-coup, ceci pourrait éveiller la curiosité et l’instinct de prédateur des requins.


Enfin...

Renseignez vous sur l’éventuelle mise en œuvre de pratiques telles que le chumming [1] ou le feeding qui sont souvent pratiquées pour attirer les requins malgré les réglementations locales (interdiction en Égypte), la sécurité devant rester la priorité absolue.

Ne vous comportez pas comme une proie (fuite), ni comme un agresseur.
Le port d’une combinaison est une protection efficace permettant d’isoler la peau en cas de contact. Évitez de porter du jaune qui semble attirer certaines espèces de requins qui perçoivent les couleurs vives (comme le requin blanc).


Pour les photographes

ATTENTION à l’utilisation du flash : l’éclair peut provoquer des réactions agressives de la part des requins (risque de morsures)


Avant tout

Profitez de ces instants avec un requin car cela pourrait ne pas se renouveler étant donné les menaces qui pèsent sur ce prédateur, et vous n’oublierez pas de sitôt une telle rencontre. En plus, cela vous donnera une occasion d’en parler lors de vos prochaines réunions de famille, avec vos amis ou dans le milieu professionnel.


Nous vous remercions de votre attention
et
vous souhaitons de belles plongées
avec
de merveilleuses rencontres
et de belles images
et surtout soyez prudent !

 
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[1Le chumming consiste à attirer les requins en déversant dans la mer un mélange liquide d’huile de poisson et de sang ; le feeding consiste à mettre des appâts dans la mer pour attirer les requins.

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