TENDUA - Association pour la sauvegarde de la biodiversité

Newsletter n°4

Chers Adhérents et Amis,

L’automne est déjà bien installé… Il fait froid, gris mais quand le soleil se montre, c’est une explosion de lumière et de couleurs que nous offrent les arbres. Symbole de vie des traditions les plus anciennes, les arbres sont aujourd’hui maltraités par les hommes : déforestation en Asie, au Brésil, à Madagascar au profit de l’huile de palme, de l’huile de soja et du trafic des bois précieux.

Un même constat sur les abysses devenues objets de convoitise des puissances économiques : « La Mer est l’avenir de l’homme » titrait le Figaro magazine du 22 octobre 2010. Non content d’assassiner les forêts et de maltraiter la canopée, d’exploiter terres et mers, l’homme s’emploie à breveter tout ce qu’il peut des profondeurs, justifiant cela par de la recherche scientifique pour notre avenir à tous…et le profit de quelques uns. Beaucoup d’interrogations, afin de prendre conscience et de réfléchir ensemble à des solutions concrètes et à notre attitude quotidienne.

Un peu d’espoir tout de même avec les résultats obtenus lors de la semaine européenne pour les requins de 2009 et les objectifs de celle de 2010. Également du concret : comment aider les oiseaux à l’arrivée de l’hiver.

Notre Agenda vous emmènera à Montier-en-Der pour le 3e week-end de novembre au festival de la photo animalière, rendez-vous de tous les amoureux de la Nature. Enfin, un autre rendez-vous à ne pas manquer en janvier prochain : le Salon de la Plongée à Paris et la présence de TENDUA sur le stand d’AQUAREV.

Bonne Lecture !

++++

DOSSIERS

Déforestation, huile de palme et huile de soja

Qu’est-ce que la déforestation ? La définition que l’on peut en trouver est « la destruction des forêts par abattage ou incendie afin de créer des espaces agricoles ou urbains, ou pour utiliser le bois pour le chauffage ou la construction ». Les conséquences en sont la disparition des écosystèmes, l’érosion des sols et la modification du climat.

Après avoir déforesté à-tout-va et sacrifié ses forêts, la Malaisie en est à sa 4e génération de palmiers et exporte désormais son « savoir faire » en Indonésie. Un palmier à huile commence à produire vers 4 ans jusqu’à 20 ans. L’ajout d’engrais permettra ensuite de poursuivre cette production encore une vingtaine d’années. Outre les engrais chimiques, le problème lié à cette monoculture est l’appauvrissement du sol et la pollution des eaux générés par la décomposition de la masse faramineuse de matières organiques de ces plantations.

L’ampleur de la déforestation est alarmante en Indonésie. En quelques chiffres :

  • Plus de 50 % de la forêt indonésienne a disparu depuis 50 ans,
  • 2 Millions d’ha sont détruits chaque année (un terrain de football toutes les 15 secondes),
  • 98 % de la forêt tropicale pourrait avoir disparu d’ici à 2022,
  • La raison principale en est le triplement des plantations de palmiers à huile d’ici là.

85 % de l’huile de palme consommée dans le monde (38 millions de tonnes en 2006 contre 21 millions en 2000) sont produites par de grands consortiums malaisiens, indonésiens ou sri-lankais qui la revendent à des groupes internationaux tels qu’Unilever dont la gamme de produits couvre les soins corporels, l’alimentation et l’entretien. La seule et unique raison de cet engouement pour l’huile de palme est son faible coût de production qui n’est, bien sûr, pas répercuté sur les consommateurs mais permet en revanche une marge encore plus importante. En effet, la tristement célèbre huile de palme se trouve dans pratiquement tous les produits du quotidien qu’il s’agisse du célèbre Nutella, de chocolats et autres biscuits sucrés et salés (marque Björg, Monoprix Bio notamment) , lessives, crèmes et savons (Dove), produits cosmétiques, pâtes à tarte, soupes, pains (Harry’s..), etc…


Un palmier à huile commence à produire vers 4 ans jusqu
Un palmier à huile commence à produire vers 4 ans jusqu’à 20 ans, L’ajout d’engrais permettra ensuite de poursuivre cette production
© Kalaweit

A ce titre, sachez qu’il n’existe pas de production « certifiée bio » et que le seul label valable à ce jour est le label clair « SANS huile de palme » indiqués sur certains produits (certains pains de chez Jacquet). L’appellation « huile végétale », recouvre en général de l’huile de palme ; s’il s’agissait d’une huile d’olive ou de colza, cela serait clairement indiqué. Même les produits « bio » ou « végétariens » peuvent contenir de l’huile de palme.

On prône désormais le « développement durable » pour la culture sur palmier à huile mais s’agit-il réellement d’un moyen pour arrêter la déforestation ? La France n’est pas en reste pour « aider » les Indonésiens.
http://www.cirad.fr/indonesie/prese...

Quels sont les intérêts sous-jacents à ce développement dont la durabilité ne semble n’être que la pérennisation d’intérêts déjà installés ? Il est question également de gérer durablement les exploitations forestières. C’est en tout cas l’approche des pays riches qui veulent exporter leurs connaissances en la matière. Mais à y regarder de plus près, l’exploitation des ressources forestières du Sud est encouragée par les besoins en bois de construction et en papier au Nord. S’agit-il de se donner bonne conscience ou est-ce désormais la seule opportunité de ne pas tout détruire ?...

Pendant que l’on « cherche » des solutions pour « faire durer les ressources », la forêt disparaît et les écosystèmes qui y vivent aussi : les rivières sont polluées, la faune terrestre et aquatique meure…
En Amérique du Sud, 16% de la forêt amazonienne a été convertie pour la culture du soja. Selon les analyses de Lester Brown [1], en 2005, sur 220 millions de tonnes de soja produites dans le monde entier, 15 millions de tonnes sont consommées « directement » par les humains (tofu, lait de soja, yaourts, bougies…), 144 millions de tonnes pour nourrir les animaux d’élevage, notamment les vaches laitières, porcs et volailles : le tourteau [2] de soja est très riche en protéines (En France, le soja représente 70% des tourteaux consommés). Cette culture est en pleine expansion car elle favorise, à faible coût, une croissance rapide des animaux. Les 2 premiers pays producteurs et exportateurs sont le Brésil et l’Argentine. Sans parler de la problématique de la culture de soja OGM… Encore 33 millions de tonnes sont produites pour l’huile dont 7% servent d’agro-carburant. Le coût environnemental et humain est très lourd : en Amérique du Sud, en 100 ans, plus de 90 tribus dépendantes de la forêt ont disparu avec leur langue, leur savoir et leur culture.

Entre 1995 et 2005, en 15 ans, la Terre a perdu 3% de sa surface forestière. Les forêts primaires [3] tropicales – dont plus des 2/3 sont au Brésil (Amazonie), en République Démocratique du Congo et en Indonésie – jouent pourtant un rôle essentiel dans le climat et contre les gaz à effet de serre, la déforestation contribuant elle aux gaz à effet de serre. La forêt absorbe la lumière, là où le sol nu renvoie l’énergie du soleil vers l’atmosphère. La température ambiante moyenne peut augmenter localement de 10°C après une déforestation en zone tropicale. Ce réchauffement local modifie la pression atmosphérique qui influe sur le déplacement des masses d’air et donc des tempêtes. Les cycles pluviométriques sont modifiés à l’échelle mondiale, provoquant des sécheresses et inondations anormales.

Concrètement il ne s’agit pas de baisser les bras et se décourager, mais de prendre conscience de ce que l’on consomme et de diminuer sa consommation de produits contenant de l’huile de palme ou de soja. Lisez les étiquettes, préférez le beurre à la margarine, sélectionnez vos marques, choisissez vos cosmétiques, et le plus important encore, parlez-en autour de vous : plus de consommateurs seront conscients de la situation, plus les entreprises devront prendre en compte leurs avis et les gouvernements seront poussés à prendre position. Il n’est pas forcément trop tard : « quand on croit, on peut »…

++++

Exportation illicite de bois de rose et d’ébène de Madagascar

Outre les plantations de palmiers à huile en Indonésie ou de soja en Amérique du Sud, les forêts souffrent tout simplement de la coupe illégale des arbres pour les meubles.
En 2009, 52 000 tonnes de bois, soit environ 100 000 arbres – bois de rose et ébène - ce qui représente 14 000 ha de forêts du domaine forestier Masoala, classé Patrimoine mondial de l’UNESCO, ont été abattus et exportés principalement vers la Chine.
Bien sûr, il est légitime de se poser la question : comment se fait-il que l’on puisse piller autant d’essences précieuses d’une forêt primaire classée patrimoine mondial de l’UNESCO ? On évoquera la corruption locale, mais il faut aussi regarder du côté des importateurs (la Chine) et des transporteurs (CGM et Delmas). Quelles mesures peut-on prendre à leur encontre ? A moins que l’on ait le culot de nous opposer la nécessité de travailler pour limiter la misère de la population locale ? On fait souvent appel à une main d’œuvre qui n’est pas locale. Et les arbres coupés, que restera-t-il à cette population ?
Quoiqu’il en soit, le profit tiré de cette exploitation illégale ne concerne que quelques personnes – bien que les dégâts occasionnés nous concernent tous - et certainement pas la population malgache qui manifestait contre ces coupes illégales au printemps dernier.
C’est sans doute un non-sujet pour nos médias occidentaux…


Nouvelle cible : le pillage des océans

Non content de mettre en péril les forêts de la planète, l’homme s’attaque désormais au fond de nos océans. Il est vrai que la Mer l’a toujours fasciné mais cette fascination a tourné une fois de plus en conquête avec un objectif aussi long que celui du bout de son nez : son profit immédiat (argent et pouvoir) en laissant croire à des solutions pour le mieux-être de tous. « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme » nous prévenait Rabelais.

Un article du Figaro Magazine du 22 octobre dernier nous expliquait « comment le fond des mers allait changer nos vies […] : des organismes aux facultés incroyables qui intéressent à la fois les secteurs des médicaments, des minerais, des carburants. » L’article fait état d’un récent recensement inventoriant 6000 espèces marines découvertes par 2700 chercheurs au cours des 10 dernières années.
D’autres sources évoquent 230 000 espèces marines répertoriées au total, chiffre qui serait à multiplier par 5, voire 10 pour estimer la biodiversité de nos océans. En résumé, les évaluations varient de 1 à 10 millions d’espèces ; « potentielle pharmacie pour l’humanité », comme l’indique le journaliste.
On comprend alors l’ampleur des enjeux économiques : les Chinois ont investi officiellement 55 millions d’euros dans une base de recherche sur les mers profondes installée dans la baie de Quingdao, inquiétant par là même les États-Unis, la Russie, le Japon et la France qui espéraient sans doute pouvoir se partager le Graal des océans entre eux.

En effet, il semblerait que 25 à 30% des réserves énergétiques mondiales (minerais, gaz, hydrocarbures) se trouvent au fond de nos océans dont seulement 5% ont été explorés à ce jour. Notre planète, déjà très abîmée par les activités humaines de surface, est recouverte à 60% par les océans.
Ainsi les technologies battent des records : le nouveau sous-marin d’exploration chinois a plongé à 3759m, étant conçu pour atteindre les 7000m, supplantant le Nautile français qui lui ne descend « qu’à » 6000m et le Shinkaï japonais qui flirte avec les 6500m. Pour mémoire, à 1000m de profondeur, la pression est 100 fois supérieure à celle de la surface ; à 10 000m, c’est une pression de 1 tonne/cm2
On comprend donc que si les scientifiques s’intéressent aux abysses, ils ne pourront mener leurs projets qu’avec des budgets colossaux issus de ceux qui en détiennent les moyens financiers : les industries pétrolières, chimiques et pharmaceutiques qui espèrent bien commercialiser à terme les richesses abyssales.

Mais où, finalement, nous mènera cette course effrénée aux brevets et autres licences qui est déjà en cours sur des fractions de patrimoines génétiques d’organismes marins de haute mer et donc « n’appartenant » à aucun pays ?
Serait-ce à une humanité se disant « meilleure » et passant par la destruction d’écosystèmes millénaires tout récemment découverts par l’homme ?
Après avoir coupé les arbres, poumons de la Terre, détruit les écosystèmes, modifié le climat par nos activités industrielles, faut-il aussi vider les océans au nom du « progrès » de notre société dite civilisée ?


Quatrième Semaine européenne pour les requins : 9-16 octobre 2010

L’Espagne est depuis longtemps le pays d’Europe qui capture le plus grand nombre de requins. C’est aussi l’un des deux pays de l’UE à permettre aux pêcheurs d’enlever en mer les nageoires des requins. Bien que ces dérogations exigent de conserver les corps des animaux, l’enlèvement des ailerons en mer rend le contrôle difficile et limite le risque d’être détecté. L’année dernière, lors de la 3e semaine européenne pour les requins (10-18 octobre 2009), une pétition était organisée à l’adresse du Premier Ministre Espagnol afin d’interdire la pratique du finning.
En janvier 2010, plus de 90.000 signatures de 16 pays européens (dont 20.000 pour la France) ont été remises à M. Zapatero, lui demandant de renoncer à s’opposer au renforcement de l’interdiction européenne de l’enlèvement des ailerons (finning) et de soutenir les initiatives de l’UE vers une réglementation plus efficace de l’enlèvement de nageoires. Depuis, l’Espagne a pris l’initiative d’une étude pilote sur les ailerons attachés au corps, dont les résultats sont attendus.

Cette année, pour cette 4e semaine européenne des requins, la campagne de Shark Alliance s’intitulait « Finning : coupons court aux abus ».
L’objectif était de démontrer aux Membres du Parlement Européen (les parlementaires européens sont, depuis la signature du traité de Lisbonne, co-décisionnaires en matière de pêche) l’intérêt de leurs circonscriptions pour le renforcement du règlement européen sur le finning. Lors de la semaine suivant la semaine européenne pour les requins, de nombreux Membres du Parlement Européen, ayant reçu des emails, cartes postales, courriers de toute l’Europe, ont ainsi signé la Déclaration Ecrite [4] concernant le renforcement du règlement européen sur le finning.

La manière la plus simple et la plus efficace de mettre en œuvre cette interdiction est d’exiger que les requins soient débarqués au port avec leurs ailerons encore intacts, « naturellement attachés ».
L’obtention de la moitié des signatures de l’Assemblée parlementaire permettrait que cette déclaration devienne une position officielle du Parlement. C’est pourquoi il est important de solliciter vos eurodéputés avant le 10 décembre 2010, en participant à cette action déterminante pour la survie des populations de requins.

Rendez-vous sur www.sharkalliance.org pour solliciter votre représentant au parlement européen. Et dans votre quotidien, merci d’être à l’affût et de nous signaler les produits contenant du squalène animal (cosmétiques, compléments alimentaires) ou les traiteurs et restaurants proposant du requin à leurs menus.

++++

ACTUALITÉS

Osornophryne cofanorum
Osornophryne cofanorum
© Diaro Hoy (Ecuador)

Découverte de la plus petite grenouille

MEXICO, 24 août - RIA Novosti

Des chercheurs colombiens et équatoriens ont découvert sur le territoire de « la Bonita » (à la frontière entre la Colombie et l’Équateur) la plus petite grenouille du monde, a annoncé mardi la télévision mexicaine.

Les femelles mesurent 18mm, alors que les mâles ont des dimensions encore plus réduites et ne mesurent que 12mm. La grenouille est de couleur brune, mais sa peau est tellement translucide qu’elle laisse apercevoir le squelette.

La grenouille a été baptisée Osornophryne cofanorum et elle figurera dorénavant au Livre des espèces protégées des deux États (Colombie et Équateur).


Bientôt l’hiver : pensons aux oiseaux

Moineau domestique
Moineau domestique
© M. Dupuis

Beaucoup d’espèces sont en déclin, comme notre malheureux moineau ou le rouge-gorge de plus en plus rare… et tous les autres.

Vous avez un jardin, un balcon, un rebord de fenêtre ?
Aidez-les à passer l’hiver en leur installant un abreuvoir et une mangeoire garnie de graines achetées en jardineries (« oiseaux de nature »), de boules de graisses (mésanges et moineaux), voire vos épluchures de légumes et fruits trop mûrs pour les merles et les grives.

N’oubliez pas de changer l’eau tous les jours (une grande coupelle pour leur baignade sera hautement appréciée aussi).

Merci à Bérangère pour toutes ces infos et le lien vers la LPO pour des informations complètes :
http://paca.lpo.fr/index.php?option...


Selon la dernière mise à jour de la liste rouge de l’UICN :

Il y aurait 17 291 espèces menacées sur les 47 677 espèces répertoriées. Les populations de mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens et poissons ont décliné de 30% depuis 40 ans.
13% des oiseaux, 22% des reptiles, 25% des mammifères, 33% des requins et raies (poissons cartilagineux), 35% des invertébrés, 41% des amphibiens et 70% des plantes sont menacées ou en déclin avéré. Et il ne s’agit que de ce qui a été découvert et répertorié : que dire de la disparition de ce qui n’a pas encore été inventorié ?…
On sait également que 60% des écosystèmes à l’échelle mondiale sont dégradés, et que le rythme d’extinction des espèces a été multiplié par 200 au cours des deux derniers siècles.


Une note d’espoir ? Si seulement…

Pour finir, voici trouvé sur le net le message du Secrétaire Général de l’ONU Ban-Ki-Moon annonçant 2010 année de la Biodiversité. Le discours est magnifique, mais quelle réalité en cette fin d’année ?…

"Vous êtes la biodiversité. La majeure partie de l’oxygène que vous respirez vient du plancton des océans et des forêts luxuriantes de notre planète. Les fruits et les légumes que vous mangez ont probablement été pollènisés par des abeilles, et l’eau que vous buvez fait partie d’un large cycle où vous avez votre place, avec les nuages, la pluie, les glaciers, les rivières et les océans.
Votre régime alimentaire dépend presque entièrement des plantes et des animaux qui nous entourent, en partant des graminées qui nous donnent du riz et du blé, jusqu’aux poissons et à la viande qui proviennent aussi bien des élevages que de la vie sauvage. Votre corps contient près de 100 trillions de cellules et il est connecté à tout ce qui vous entoure ainsi qu’au monde extérieur, au sein d’un système merveilleusement complexe et intemporel. Vous partagez vos atomes avec chaque être et chaque objet du monde naturel, vous êtes à la fois ancien et incroyablement jeune. La biodiversité, c’est la vie et la biodiversité, c’est vous.

Vous partagez la planète avec près de 13 millions d’espèces vivantes différentes, y compris des plantes, des animaux et des bactéries, dont seulement 1,75 million ont été identifiées et enregistrées. Cette incroyable richesse est un trésor incalculable qui constitue le véritable fondement de votre bien-être humain. Les systèmes et processus générés collectivement par ces millions de voisins produisent votre alimentation, votre eau et l’air que vous respirez... les principes fondamentaux de la vie.
Comme si cela n’était pas suffisant, ils fournissent également le bois et les matériaux naturels pour les meubles, les constructions et les carburants, les mécanismes pour réguler le climat, contrôler les inondations et recycler vos déchets, ainsi que les nouveaux composants et produits chimiques permettant de produire les médicaments. La biodiversité peut vous sembler si évidente, et elle est tellement évidente tout autour de vous, qu’il est parfois facile de l’oublier. Vous en faites partie et vous ne pouvez pas vivre sans elle.

La contribution de la biodiversité à votre vie n’est pas seulement pratique, physique et utilitaire, elle est aussi culturelle. La diversité du monde naturel a été une source constante d’inspiration tout au long de l’histoire de l’humanité, elle a influencé les traditions, la manière dont notre société a évolué et a fourni les biens et services de base qui ont permis au commerce et à l’économie de se construire. La disparition d’une espèce unique représente une perte incalculable et nous appauvrit tous.

La perte d’une espèce symbolique n’est pas seulement une tragédie culturelle, elle menace également notre survie. La merveilleuse et abondante diversité du monde naturel est mise en danger par les activités humaines. L’abattage ou l’incendie des forêts, la disparition des mangroves, la pratique de l’agriculture intensive, les agressions de la pollution, la surpêche et les effets du changement climatique, tout cela détruit la biodiversité.
Nous pouvons arrêter cela, la question est de savoir si nous allons le faire. L’Année internationale de la diversité biologique représente notre chance de le prouver".

++++

AGENDA

18-21 Novembre 2010 : Festival de la photo animalière à Montier-en-Der

Comme chaque année depuis 14 ans, Montier-en-Der s’anime considérablement avec la venue des plus grands photographes animaliers français et étrangers.

29 nov. – 10 décembre 2010 : Cancun

Conférence sur le changement climatique, suite au sommet de Nagoya qui s’est tenu en octobre dernier et dont l’objectif était l’adoption d’un nouveau plan stratégique pour la période 2011-2020.

14-17 janvier 2011 : Salon de la Plongée à Paris

TENDUA sera présent au Salon de la Plongée de Paris sur le stand d’AQUAREV, notre partenaire. Venez nous y retrouver : les thèmes du salon 2011 sont deux sujets proches de TENDUA : l’Egypte et les requins.

Livre

Nous vous signalons également la parution du dernier ouvrage d’Emmanuelle Grundmann chez Calman-Lévy : « 2100 : seuls au monde ? L’homme sans la biodiversité »


CARNET ROSE

Lionceaux de la troupe de Bilashaka à Musiara dans le Masaï Mara au Kenya
Lionceaux de la troupe de Bilashaka à Musiara dans le Masaï Mara au Kenya
© M. Dupuis

Le plus jeune éléphanteau d
Le plus jeune éléphanteau d’un troupeau de 23 éléphants traversant la plaine de Lockout dans le Masaï Mara au Kenya
© M. Dupuis

Les sujets abordés dans notre newsletter sont d’importance ; notre motivation est l’information de laquelle peut naître une réflexion, une prise de conscience, une envie de faire différemment. On peut choisir de penser qu’il est trop tard, mais on peut croire aussi que nos actions personnelles et quotidiennes peuvent aider à changer le cours de choses.
L’espoir qui motive, c’est la beauté qui nous entoure : un sourire, une lumière, un geste affectueux, des bébés animaux.


Merci de votre attention et n’hésitez pas à nous faire part de vos commentaires, et de vos lectures qui pourront alimenter un prochain numéro de notre newsletter.

{#ENV{id_article}}

[1Lester Russell Brown (né en 1934) est un agroéconomiste et analyste environnemental américain. Pionnier des recherches sur le développement durable, il a été l’un des premiers, et des plus prolifiques, à écrire sur les problèmes liés à l’écologie.

[2Les tourteaux sont les résidus solides obtenus après extraction de l’huile des graines ou des fruits oléagineux. Ce sont les co-produits de la trituration, c’est-à-dire l’industrie de fabrication de l’huile.

[3La forêt primaire est considérée comme n’ayant pas fait l’objet d’intervention humaine y ayant laissé des séquelles importantes ou observables.

[4Une Déclaration écrite est une procédure du Parlement européen par laquelle des députés présentent à leurs collègues un texte à signer. Les Déclarations écrites peuvent être utilisées pour lancer le débat sur un sujet relevant du mandat de l’UE. Si une Déclaration écrite est signée par une majorité de députés avant le 20 décembre 2010, elle sera approuvée par la session plénière du Parlement et transmise à la Commission qui révise actuellement l’interdiction du finning des requins par l’UE.

   Écrivez-nous !

Vous êtes ici  >>   >   >  Newsletter n°4